Au creux de cette vallée presque complètement à l'abri du vent se trouve une dame de castors désuète qui retient toutefois encore beaucoup l'eau, comme on peut le constater en ces jours pluvieux de juin. Il n'en demeure pas moins que la bordure de la zone humide présente les avantages d'offrir lumière et eau aux séquoias.
L'eau normalement très claire est brune et très haute, plus haute qu'à la fonte des neiges. L'avantage c'est que j'ai pu constater à quel point le niveau monte beaucoup plus haut que je pensais.
Vue partielle de la vallée d'une des deux huttes de castors se trouvant dans le bassin.
La hutte de castors abandonnée.
On revient un peu en arrière, le séquoia du «pit» de sable se trouve plus haut dans la vallée, loin de la dame.
Victime d'un sol trop sablonneux, le séquoia a séché et la présence de fourmis expliquerait peut-être la disparition des aiguilles.
On redescend le sentier vers la dame, un séquoia sur le côté. Remarquez que j'utilise toujours le matériel environnant pour couvrir le sol et protéger les racines du froid et de la sécheresse.
Voici une première victime d'un phénomène que je saisis mal. Je n'en suis qu'au stade des hypothèses. Plusieurs séquoias ont été déterrés par une bête que je ne peux identifier avec certitude. Pour l'instant, j'en suis à penser que mon engrais en granule pour conifère attire les animaux (la faute au potassium?). J'ai pensé au porc-épic. Les orignaux s'approchent souvent aussi des séquoias, mais leurs traces ne se trouvent pas systématiquement près de tous les lieux du «crime». De plus les trous sont souvent trop bien creusés pour avoir été faits par des orignaux.
Le voyez-vous? Là, en bas à gauche. On aperçoit le barrage de castors à droite.
Je mets souvent de vieux bouts d'écorce au pied des séquoias, malheureusement le soleil les surchauffe ce qui a pour effet de brûler quelques branches.
L'eau déjà très haute a monté encore plus haut dans la semaine, on peut voir les traces de boue dans le feuillage. À surveiller pour les futures plantations.
Ce séquoia a survécu à une brève inondation.
En agrandissant la photo, vous trouverez peut-être le séquoia au centre légèrement sur la droite. Je plante toujours les séquoias à l'abri en laissant la végétation environnante. Cela leur donnera plus de chance de survivre à la brève période de canicule que nous connaissons au Québec, inexistante dans les montagnes de Californie.
La bête a fouillé ici aussi. Je n'avais pas fini d'en découvrir. Un peu décevant, mais la nature n'est jamais à court de surprises. Il faut savoir s'adapter.
Replanté encore une fois, survivra-t-il à ce déracinement? Heureusement il a tellement plu cette semaine-là qu'il n'a pas eu le temps de sécher hors terre.
Le ruisseau qui devait avoir un lit bien défini à l'époque précédant l'intervention des castors coule maintenant n'importe où dans ce qui a déjà été un champ cultivé.
Trop près du ruisseau, il a bu la tasse aussi.
En voilà un qui est près du ruisseau mais bien situé quand même puisque l'inondation ne l'a pas touché. (en bas, centre-gauche)
Un très beau boulot jaune se penche au-dessus du ruisseau.
Sur le bord du sentier en sable, plein soleil, un bon endroit?
Clairement non!
Le sentier à gauche. Le séquoia... dans le trou noir au centre, à droite.
Nous changeons de lieu beaucoup plus en amont du ruisseau, loin de la zone inondable. Il s'en est bien sorti jusqu'à maintenant.
Mon premier séquoia planté en forêt à l'automne 2007, à côté du précédent (planté ce printemps). Il a survécu à l'hiver mais n'est pas encore pleinement revenu au vert. Le sol est très sablonneux et le soleil de midi un peu fort. On verra s'il survivra à l'été.
Un peu plus loin dans le bassin inondable, tout près de la deuxième hutte de castors.
Décidément, il ne faut pas exagérer! Ce séquoia était vraiment trop près du ruisseau.
C'est ce trou qui m'a convaincu par sa profondeur que ce n'était pas l'oeuvre des orignaux. Mais de quel animal alors? Mystère pour l'instant. (Je suis maintenant persuadé qu'il s'agit de l'oeuvre d'un porc-épic qui mangeait l'engrais, 30-06-08)
Même photo mais avec ma botte gauche pour montrer l'ampleur des dégâts.
Disons que la survie de ce séquoia n'est pas assurée.
Trop chaud? Trop d'eau? Il n'est pas complètement mort mais ça ne saurait tarder.
La bête toujours à l'oeuvre. Il y a quelque chose de très bon à manger en tout cas et ce n'est pas le séquoia comme en témoigne la carcasse intacte à gauche. Est-ce si bon de l'engrais de conifère?
C'était un de mes beaux spécimens...
Un autre séquoia porté disparu.
Il ne s'agit plus du ruisseau, mais de la petite rivière. Il faut dire que le lot est parcouru par un ruisseau et deux petites rivières.
Alors là je suis fier de ce petit séquoia. Il fait partie des 7 séquoias géants de 5 ou 6 semaines que j'avais planté en septembre et en octobre 2007. Il a donc survécu à un hiver zone 3 sous un tapis d'environ 1 à 2 m! Regardez cette vigueur. Passera-t-il l'été? C'est la prochaine épreuve.
Si vulnérable, n'est-ce pas?
Un petit lac sur le lot où nous ensemençons des truites mouchetées pêchées dans la petite rivière. Voyez comment il a plu, la rive n'est plus vraiment à l'endroit habituel!
Et bien oui, un autre de la cuvée 2007 qui a survécu au terrible hiver québécois!
Un séquoia aussi planté en 2007 qui a survécu mais qui se trouve en piètre condition.
J'ai planté plusieurs séquoias tout près de notre cabane à sucre, près d'un affluent du ruisseau que nous avons vu sur les photos précédentes. Nous sommes donc bien en amont.
Ils ne peuvent pas tous s'adapter.
Cypripède acaule ou Sabot de la Vierge. Une très belle orchidée sauvage que je n'avais jamais vue de ma vie auparavant!!! Il y en a partout. Je la trouve magnifique. http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyprip%C3%A8de_acaule
Cypripède acaule ou Sabot de la Vierge
Je n'en reviens pas, quelque chose attire les bêtes et c'est clair. Je pointe ici une trace de jeune orignal à quelque centimètres de mon très beau séquoia. Que de dangers dans cette jungle nordique!
Ce sera un miracle si ce séquoia s'en sort. Il est assis sur des friandises pour animaux.
Ben voilà, encore un. Cette sorte de pot se décompose et il est possible de le planter avec le séquoia en cassant préalablement le fond. Tout a été déterré et manifestement ce n'est pas au séquoia qu'on voulait s'en prendre.
Un nouveau départ après l'agression.
Lui aussi est un magnifique spécimen planté en octobre 2007. Il est devenu complètement roux pendant la période de gel et le voilà revenu au vert et prêt à pousser.
Et puis ça continue. Puis-je vous dire que je ne mettrai plus jamais d'engrais en granule? On verra si les animaux continueront tout de même à fouiller.
La cabane à sucre.
On refait la partie où se trouve le bois de chauffage et l'évaporateur. Spacieux.
Nous sommes installés dans un milieu humide au sol très instable. Les pilotis de base sont en cèdre.