Dimanche 12 août, 22h45: départ de Montréal; Lundi 13 août, 13h: arrivée à Gaspé. 15h de bus, c'est une vraie épreuve.
Mais à partir de Rimouski, c'est-à-dire, après 8h de trajet, on longe le St-Laurent, jusqu'à Gaspé.
Alors c'est beau.
Et à ce niveau, le fleuve est déjà tellement large que tu ne peux pas voir l'autre rive. Pourtant l'estuaire est encore à 7h de route. C'est fou.
Les villages qu'on traverse ont de drôle de noms comme Anne-Pleureuse, Gros Morne, Manche d'Epée, Grande Vallée ou Cap Chat.
Ici, à Rivière-au-Renard, se trouve l'Auberge Caribou Bar.
On arrive donc à Gaspé, à la pointe nord du Québec, là où le St-Laurent va faire ce qu'il a à faire dans l'Atlantique
On loue une voiture et on fait 70km de plus, pour rejoindre Percé (et son rocher au fond) où on a prévu de passer la nuit. On est alors à plus de 1000km de Montréal.
En chemin, on s'arrète environ toute les 7 minutes pour prendre des photos manger des biscuits et profiter.
Sur cette plage, on rencontre un étudiant québecois qui nous prend en photo, nous dit "qu'on a fait le bon choix en venant en Gaspésie" et nous conseille d'aller faire un tour à la Rivière Emeraude avant de gagner Percé.
Ca nous fait notre aprèm son histoire de rivière. On se retrouve dans la forêt, à suivre une piste de rando déserte et à guetter les écureuils de Corée (c'est ceux qui ressemble à Tic et Tac)
Le sentier longe la rivière parfois et c'est beau.
Murielle décide de ce baigner. J'ai estimé la température de l'eau à 11°C, alors, je préfère rester sur la berge, à la respecter.
En continuant, on comprend mieux pourquoi la rivière s'appelle Emeraude.
Notre auberge de jeunesse, à Percé, le lendemain matin.
Pendant la marée basse du matin, on peut aller jusqu'au rocher percé à pied. C'est bien sur l'idée qu'ont tous les touristes du coin.
Et nous aussi.
On prend un bateau qui nous emmène à l'île Bonaventure, en face de Percé.
Le bateau nous fait faire le tour de l'île où niche une colonie monstrueuse de Fous de Bassan.
Il doit y en avoir 100 000. Et le truc marrant c'est que, plus ils vieillissent, plus ils nichent haut sur la falaise. Ils montent d'un étage par an.
Sur l'île, beaucoup de sandwiches au homard pas chers, mais pas d'eau courante, ni d'electricité. Je teste les toilettes sèches, qui resteront sans doute, l'une des pires expériences de ma vie.
On fait le tour de l'île à pied et bien sur, à un moment donné, on tombe sur la falaise des Fous de Bassan. Et là, c'est impressionnant.
Ca pue et c'est bruyant, mais c'est beau, alors on leur pardonne.
Ils viennent ici 6 mois par an, pour faire des bébés, et il partent en Amérique du Sud, le reste de l'année.
On trouve une autre plage, où ma crispation faciale estime l'eau à 13°C.
Alors Murielle se baigne, bien sur. Et les choses noires qui sortent de l'eau, c'est des phoques. Murielle s'est baignée avec les phoques. Ils sont venus à 4 ou 5 tout près d'elle pour la regarder et surement qu'ils disaient "regarde-moi celle-là, qui cherche l'hypothermie". Enfin moi, c'est ce que j'aurais dit.
Les phoques aussi viennent ici juste pour faire des bébés. Mais eux, ils vont les pondre en hiver, aux îles de la madeleine.
A notre retour, il y a un petit spectacle sur le port. Des chanteurs en canotiers.
Ce soir là, à l'auberge, je croise par hasard quelqu'un que je connais. Le serveur d'un café à montréal où je mange souvent des gateaux au fromage. C'est drôle de lui parler si loin.
Avec quelques gens de l'auberge, on décide de se lever tôt le lendemain matin, pour pouvoir voir le lever de soleil sur la mer.
Il est 5h10 et je suis en pyjama sur une plage du Québec.
On se recouche 2 ou 3 heures et on part au phare du cap desrosiers. C'est le plus haut au Canada.
On s'habitue à trouver des phoques partout où on va.
L'après-midi, il fait un peu gris mais on fait quand même la rando du Cap Gaspé.
Au bout, il y a un autre phare.
On espère très fort voir une baleine, mais ça serait pas si marant si c'était si facile.
Alors on se contente d'un phoque, et de quelques mouettes.
Murielle aussi, elle essaie les toilettes sèches de la foret. On a choisi de ne pas en reparler.
Dans notre camping, il y a une marmotte.
Et il y a la 3 secondes de Quechua
Une fois notre logis installé, on se questionne sur la suite des événements.
Et après concertation, on décide d'aller manger dans l'un des 3 restos de Gaspé. Ce ne fut pas une soirée mémorable.
On va aux salles de bain avec la frontale que Seb nous a prèté. C'est pratique.
Et comme on a vraiment aimé ça la veille et que notre camping est au bord d'une plage, on se lève encore à l'aube.
Mais comme c'est notre dernier jour ici, on ne se recouche pas et on part direct grimper en haut du mont St Alban.
Il fait beau et on croise des arbres tordus.
Notre camping était de ce coté là, vers le phare desrosiers.
Tout en haut, on a une cool vue sur la baie.
Enfin moi, je vois pas grand chose, j'ai laissé mes yeux dans mon lit, avant le lever du soleil.
Encore plus haut, sur une tourelle en bois, on voit tout le parc national et Gaspé, au fond sur la gauche.
Bien sur, à 9h, on a fini et envie de rien faire d'autre que se vautrer sur les galets et de regarder les touristes arriver en attendant de reprendre notre bus, à 3h.