Entrée de la ville de Korhogo Korhogo est la plus grande ville sénoufo en Côte d’Ivoire. Cette capitale du Nord offre une image pittoresque aux visiteurs, à l'image du bois sacré au cœur de la ville. La ville est réputée pour la richesse de son artisanat : principalement ses masques et ses toiles peintes. Picasso lui-même y a séjourné : pour y étudier les masques d'Afrique noire.
Les ponts de lianes (région de Man) On en trouve dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Vu l’humidité ambiante, ils doivent être régulièrement renouvelés. Leur élaboration et leur installation relèvent du secret magique. On ne doit jamais voir ceux qui les font et les remplacent. Tout se fait de nuit, en respectant un rituel religieux.
Habitat traditionnel dans l’ouest (région de Man). Chaque femme d’une même famille a sa case (ronde) où elle vit avec ses enfants. Le mari change de case chaque soir en respectant un ordre établi. Quand un garçon est « initié », il ne reprend pas sa place près de sa mère mais reçoit sa propre case. L’ensemble des cases d’une même famille est relié par un muret qui détermine la cour où tous se tiennent dans la journée. La cuisine se fait dehors.
LE TISSERAND - Les tisserands travaillent dehors sur des métiers qui permettent de réaliser une longue bande de coton. Ils travaillent les uns à côté des autres sur la place du village. Leurs métiers sont fixes, bien ancrés dans le sol de terre (remarquer le travail des pieds).
La bande de tissu réalisée s’enroule sur un axe. Ces bandes sont ensuite cousues ensemble pour constituer des « pagnes ». En Afrique Noire, le « pagne » est une pièce d’étoffe aux dimensions fixes. Il en faut trois pour constituer l’habillement d’une femme : celui qu’elles nouent sur leur tête et celui qui sert de jupe, le troisième étant le seul qui requière les services du tailleur pour la « camisole ».
Ce sont les enfants qui préparent le travail du tisserand en tendant les fils de chaîne sur une bonne dizaine de mètres.
Une fois les fils de chaîne tendus, ils sont maintenus par des pierres pour pouvoir glisser sur le sol au fur et à mesure que la pièce de tissu achevée s’enroule.
Le peintre travaille à l’aide d’une spatule de bois, utilisant des pigments naturels, bruns ou noirs. Il réalise son travail sur un panneau de coton non teinté, formé de bandes cousues entre elles.
L’artisan travaille seul, à même le sol de terre battue de sa case. Les figures représentent toujours des animaux ou des masques avec des éléments codés. Le peintre garde une grande liberté de création.
Les toiles peintes sont mises à sécher au soleil. Elles gardent longtemps l’odeur forte des produits organiques utilisés pour la couleur.
Toutes ces toiles sont réalisées par le même peintre. Leur variété démontre sa liberté d’expression.
Thématique interculturelle LES ANIMAUX Les hommes ont toujours rencontré des animaux dans leur environ-nement. La façon de les représenter varie selon l‘époque, le pays, le support, le contexte culturel, social ou religieux, le destinataire, la liberté de l’artiste (artisan, créateur…). Les œuvres peuvent être enrichies par la relation avec d’autres cultures. Les artistes africains ont fortement influencé les artistes européens du XXème siècle. Quelques questions viennent animer ce panneau.
Gazelle et pintade sur un pagne.