Après presque 12h de voyage (Paris-Istanbul-Addis) Julien vient me chercher à l'aéroport et nos prenons un taxi direction le Centre Français. Il est 5h du mat, l'appel à la prière résonne dans les rues et je suis un peu creuvé. Je prends ma première photo et je m'endors vite.
Réveil vers midi, Julien est à l'Ambassade pour sa dernière demie-journée de boulot. Je fais la rencontre de Chloé, Jade et de quelques autres pensionnaires du Centre. En attendant Julien pour le déjeuner je pars me balader dans les alentours et achète ce qui peut rapidement être indispensable quand on voyage... Du PQ !
Julien a fini son stage et passe me prendre au Centre, direction un resto bien typique, histoire de me mettre dans l'ambiance dès mon premier repas : injera+tibs. L'injera s'attrape avec les doigts, s'utilise pour saisir les bouts de viandes préalablement achetés chez une sorte de boucher juste à côté, puis on trempe le tout dans la petite écuelle qui contient des épices assez fortes... Miam !
On a passé la journée à Addis, et on se rend dans le quartier de Shiro Meda (chez Clément, que je ne rencontrerai qu'à la fin du voyage). Beza, une amie de Julie nous prépare à manger pendant que nous allons chercher les aliments manquant. Injera, pain, etc. Elle nous fera un magnifique shuro et le fameux rituel du café.
L'injera et le shuro, servis. La télé est sur la seule chaine du pays : ETV. Un ordinateur portable diffuse du Teddy Afro et d'autres musiques locales. Chloé et Jade arriveront un peu plus tard dans la soirée. On rentrera au Centre à moitié à pied, à moitié en mini-bus. Demain matin on se lève tôt.
Ce matin, réveil vers 6h. Notre conducteur sera un peu en avance, douche rapide, sac bouclé, on décolle ! C'est parti pour 10h de mini-bus direction Bahar Dar. Il n'y a que Julien, le conducteur et moi dans le bus. On a la chance de profiter d'un aller à vide allant chercher des touristes à Bahar Dar. Malgré les échos horribles qu'on a pu entendre à propos de la route ces 10h s'écouleront très vite. Avec le luxe de pouvoir s'allonger, se déplacer pour prendre des bonnes photos, de déjeuner avec le chauffeur et de partager des canelés avec lui... M'étant endormi dès le départ du bus, je me réveille en pleine campagne. Première claque.
Sur la route... Beaucoup d'ânes et de chevaux, des enfants et des vieux dans les champs, portant d'improbables fagots de bois.
La veille Julien et moi avons acheté une botte de Khat que nous allons mâcher pendant une partie du voyage. L'effet ne sera pas vraiment au rendez-vous... A part le côté amer et âpre de la chose, rien de vraiment surprenant. La difficulté est de garder une belle boulette entre les dents et la joue, et de finir sa botte !
On prend vite conscience de l'aspect montagneux du pays. Et on imagine assez facilement ce qu'on pu ressentir les gens qui on fait le même trajet dans un bus moins récent ou plus chargé...
Pause déjeuner. Pour moi ce sera omelette et pain. On commande aussi une Ambo, le Perrier local.
Le Coca Cola, en Amharic. On aurait presque l'impression que c'est facile à lire !
Arrivée à Bahar Dar, on tournera pas mal avant de trouver un hotel (conseillé par Chloé). Malheureusement notre chambre est au rez-de-chaussée, juste à côté de l'entrée et de la télé du couloir... La veille, Thomas (le frère d'un ami de Julien) nous fera faire un petit tour du quartier et nous montrera le Resto Obama, testé et approuvé le soir même. On y négociera une place dans un bateau pour aller voir les monastères au bord du lac Tana...
Pas bien loin de l'Obama, un macchiato+une patisserie=un bon petit dèj ! Après ça, direction le lac Tana.
A bord du bateau, avec une fine équipe de touristes. Le gars aux commandes fait un demi tour pour nous permettre de photographier ce jeune sur sa barque... Ce que je fais.
Après avoir payé le prêtre nous visitons quelques monsatères, tous construits sur le même modèle et respectant un grand nombre de codes. Ici, des peintures originales, donc aux couleurs pas trop criardes...
L'intérêt de la photo réside en grande partie dans le papi à gauche... Je n'ai pas osé en faire un portrait mais je crois que j'aurais dû.
Thomas (qui se prend pour le capitaine), le vrai capitaine et un collègue...
Un des prêtres, dans son monastère. On sera les seuls à entrer dans celui-là, le prêtre se prète au jeu de la photo, très souriant.
Après la session bateau, ces gosses me demandent de les prendre en photo... Paye ta pose !
Repas ! On prendra un injera avec des échantillons d'un peu tout ce qui peut l'accompagner, au Bahar Dar Restaurant. Tout est bon sauf un des trucs, horrible !
Fanta. Vraiment esthétiques ces caractères.
Après un petit passage inutile au cyber café (pas de réseau), on part louer des vélos et on improvise une balade direction le “palais”... La vue du haut de la colline est assez belle. Le palais, lui, manque sérieusement d'intérêt ! Une petite banane et on rentre !
En rentrant à vélo vers le centre ville on tombe sur un parc où se déroule un mariage, on y va ! C'est la fête. Ça chante, ça danse, puis le cortège prend la direction de la route, la bloque et continue sa petite danse. Nous, on rentre !
Bahar Dar, de nuit.
Un boucher comme celui où on a acheté nos morceaux de viande à Addis.
On n'a pas très faim ce soir donc on se balade un peu dans les rues vivantes de Bahar Dar. Puis on fini par se poser dans un Asmari. Au programme : musique, chant et tej. Trop bien.
Le lendemain notre objectif : les chutes du Nil Bleu. On s'y rend en mini-bus, accompagné par Thomas, dans une ambiance très décontracté malgré la charge du bus et le contrôle policier.
Thomas et un enfant de passage.
Nous avons quitté le bus et commencé une balade sous un soleil écrasant. Direction les chutes. Le paysage est incroyable...
Petit village sur le chemin...
Les chutes du Nil Bleu, vision surréaliste. Il nous reste encore un peu de marche avant de pouvoir vraiment les approcher...
Nous y voilà ! On s'y baignera. L'eau est bonne mais le courant et les remouds nous empêchent de rester trop longtemps. Après le bain, on prendra un café à l'ombre d'un arbre, un peu plus haut.
Après les chutes et le café, Thomas nous invite dans son village. “C'est à 7 minutes”, mais ouais ! Bref, après presque une demie-heure de marche et une petite traversée en bateau nous y voilà. Sa tante nous a préparé le repas, miam.
Le programme n'aura pas été trop compliqué à mettre au point, première étape : les châteaux de Gondar. Plus ou moins impressionants...
Après Bahar Dar, direction Gondar ! Le trajet sera moins agréable que notre première expérience : un vieux bus trop chargé, une conduite douteuse et une radio crépitante... On arrive en fin de journée, on trouve l'hotel et Julien met le réveil pour le lendemain matin, pour être à l'heure à l'aéroport, où il va chercher Ayda. Moi je dors un peu plus... Quand ils arrivent on se dirige vers le “Delicious Pastry” pour programmer la journée.
Après le monastère on prendra un touk-touk pour aller au Goha Hotel. La vue est bien mais la carte est bidon, on y déjeunera quand même.
Direction le monastère...
Le monastère.
Arbres au bain de Fasilides. Surprenants.
Sur le chemin du retour, Julien prend sa première leçon de touk-touk ! La grande classe.
Après être passé par la Poste (et avoir été empêché de prendre la moindre photo du batiment) pour acheter une carte postale et quelques timbres, je tombe sur ce gars. Bizarement, aucun problème pour le prendre, lui, en photo.
Petite coupure de courant, c'est rien...
Aujourd'hui au programme : promenade dans les montagne du Simien. On sera suivi par des enfants/poissons-pilotes tout du long...
Qui voit le babouin ? Bon OK, mon zoom n'est pas très puissant...
Il vaut mieux regarder où on met ses pieds, ça peut être un peu dangereux...
Un peu de repos après une bonne marche et avant le pique-nique (de magnifiques sandwich cuisinés à notre demande par l'hotel).
Chose dont je ne me souvenais absolument pas, les Ethiopiens sont les champions des jus ! Ici, un jus d'avocat avec une sorte de coulis de fraise... Texture étonnante mais très bon goût !
Notre hotel... Qui voit la faute d'orthographe ?
Dans l'avion nous menant de Gondar à Lalibela. A Lalibela on a prévu de changer un peu de catégorie, on va se payer un hotel (Tukul Pension) avec des chambres à 40€ la nuit (au lieu de 8 ou 10 pour les précédentes), on va voir ce que ça donne...
Nous sommes arrivé à Lalibela, une personne de l'hotel nous attendait à l'aéroport. Les chambres ont vraiment du style (quelques photos un peu plus loin). LA chose à voir ici : les églises creusées à même la roche. C'est parti.
Certains prêtres craignent les flash et enfillent de magnifiques lunettes de soleil... So ghetto.
Les églises sont truffées de symboles, chargés de significations. Rien que dans cette ouverture il doit y en avoir 3 ou 4... Bref, je ne me lance pas dans des explications.
Ayda traverse un tunnel creusé dans la roche. Un peu plus loin nous traverserons l'Enfer : un tunnel comme celui-ci mais long de 25 mètres. Autant dire qu'au bout de 5 mètres on ne voit plus rien et on n'avance qu'au toucher. Le tunnel débouche sur le Paradis, une église. Après réflexion, Ayda et moi sommes d'accord, si c'est ça l'enfer, ça va.
On reste authentique comme on peut...
Dans chaque église c'est le même scenario : le prêtre se lêve, sort sa croix et attend qu'on le prenne en photo... Pas très naturel.
Pas loin des églises, un tukul : une hutte à deux niveaux.
Un tisserand, entre les églises et l'endroit où on mangera.
Direction le déjeuner. Sur le chemin, une sortie d'école.
Une pizza (pour Ayda), un lamb (pour moi) et un chukki-chukka (pour Julien), mouais, bof...
Dans l'enceinte de l'église, une sorte de tombe... Leur sièste de 500 ans les a un peu calmé.
Les églises se fissurent, d'où les piliers, qui les protègent des intempéries...
Notre hotel à Lalibela, le luxe.
L'église St George (Bet Giorgios), on y descend par le chemin creusé visible derrière.
Le temps d'une petite pause, ces enfants nous apporteront de quoi nous assoir et nous feront des grands sourires... Malgré les mouches qui s'invitent sur leur visages.
Nos Tukuls... De nuit.
Retour à Addis ! En trois étapes : Lalibela-Gondar, Gondar-Bahar Dar et Bahar Dar-Addis. Bref, notre itinéraire dans l'autre sens. Pas mal de trous d'air, quelques petites frayeurs pour Ayda et le groupe d'élèves américains mais rien de grave. A notre arrivée à Addis on ira poser nos affaires au centre, puis déjeuner au Lucy. Après ça Julien rentrera se poser, un peu malade. Ayda et moi arpentront le quartier Piazza à la recherche de trucs à rapporter en France... Un messob, un gabi, quelques bijoux etc. Après ces quelques emplettes, retour au centre. Je repars le soir même à 4h30 du mat, on enchainera donc un bar, un asmari et le Harlem Jazz avant que dise au revoir à mes compagnons de voyage devant l'entrée de l'aéroport... Tout le monde est un peu fatigué, il est tard mais il ne fait pas froid. Je m'endors avant que l'avion ne décolle, je me réveille donc dans les airs. Escale à Istanbul, puis arrivée à Paris. Allez, dans 2 jours je reprends le boulot !