A Saint Suliac, 10 km au sud de Saint Malo, le visiteur à pied, après avoir laissé sa voiture au parking à l'entrée du village, est accueilli par une Vierge qui protège les marins des naufrages.
Les maisons ont été parées de filets de pêche pour la grande fête patronale du premier week-end d'août.
Le coiffeur.
Toutes les rues ou "ruettes" descendent vers le port de plaisance très familial où petites embarcations ou voiliers plus conséquents font des allées et venues incessantes.
L'extrémité de la cale où les bateaux prennent la mer où reprennent la terre.
Les plus gros bateaux sont amenés en voiture jusqu'à la mer. Les petits ont souvent des roulettes et sont tirés comme des valises. "Maman, les p'tits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des jambes ? Non, ils ont des roulettes, mon grand bêta !" Qui font un bruit d'enfer quand elles roulent sur la route ou la cale : à ne pas confondre avec le grondement du tonnerre... Heureusement, il n'y a jamais d'orage en Bretagne, que des bateaux à roulettes.
Le bord de mer côté crêperie La Guinguette et école de voile.
L'autre côté, belle promenade ombragée qui, prolongée par la grimpette bien raide de la ruette du Val mène au plus bel endroit de la terre découvert à ce jour : l'oratoire de Notre Dame de Grainfollet. Patience, on va y aller.
C'est par là.
Nous y sommes. Première apparition de cet endroit magique.
Le sentier qui démarre à Notre Dame de Grainfollet fait le tour de la presqu'île et revient à Saint Suliac par le Mont Garrot, qui surplombe la Rance de 73 mètres.
Mais il faut déjà pouvoir y accéder au sentier. Première épreuve, c'est la marée haute et il n'y a pratiquement plus de grève pour marcher au sec.
Alors, on tente de se faufiler entre les branches couchées sur la mer et on finit par mettre les pieds dans l'eau tiède par cette splendide journée. C'est plus simple, surtout avec le sac à dos.
Et ça valait le coup de continuer.
C'est trop beau tout ce bleu !
Une petite grimpette...
Et nous revoilà dans le bleu.
Du sentier...
...ce ne sont qu'apparitions paradisiaques à travers les haies d'arbustes sauvages.
Pas de balises ou très peu ou pas assez, surtout quand on ne connaît pas encore, mais des petites fleurs par-ci par-là qui jalonnent le chemin et guident le promeneur.
Quelques à-pics vertigineux.
Et on redescend.
La pointe ou bec du Puits, le bout de la presqu'île.
Et le sentier continue sur l'autre rive.
Où la Rance, toujours présente, attend le promeneur.
En passant près de la station d'épuration des coquillages. Il en faut hein ? Comme c'est dimanche, elle ne fonctionne pas.
Regardez bien ce bateau à marée haute. Plus loin, il y aura presque la même photo à marée basse.
Et c'est tellement marée haute que le sentier pédestre Grande Randonnée de Pays est complètement inondé. A moins d'être du pays en question, impossible de s'y aventurer même les pieds dans l'eau car on ne voit pas ce qui nous attend au prochain tournant.
Reste la route.
Ce n'est plus le bord de mer mais peu de voitures
Et finalement, un hameau de Saint Suliac. On n'est jamais très loin de chez soi dans la minuscule presqu'île de Saint Suliac.
Quelques mètres ou kilomètres en plus pour retrouver un sentier qui mène à la mer avec le concours de quelques habitants...
...et des sentiers hors GRP non balisés...
...ce qui ne change pas grand-chose par rapport au GRP qui n'est pratiquement pas balisé non plus.
Et la Rance réapparaît.
Premier pique-nique en compagnie des vaches.
Et c'est reparti pour le Champ d'Orain, où se trouve ma chambre d'hôtes. Le hasard a fait que le sentier du topoguide de la FFRP passe juste au bout de ma rue !
Décharge de bateaux. D'autres sont enfouis sous la végétation.
Retour à la civilisation des terriens.
Tout est dit. Manque juste la balise jaune...
Le camp vikking qui contenait une quarantaine de drakkars à la grande époque des Vikkings.
Recherche du sentier qui ramène sur la grève de Saint Suliac.
Rencontre inattendue avec le fils de Notre Dame de Grainfollet, au sommet du Mont Garrot.
Et voilà le pourquoi.
Retour au village.
Une des "ruettes" qui descend au port.
La grève. Les Suliaçais distinguent nettement la "grève" de cailloux de la "plage" de sable. Ne pas confondre.
Là, c'est bien la grève.
La grève est plus sauvage et peu fréquentée par les baigneurs, même par beau temps. Quelle tranquillité pour ceux qui n'ont pas peur des cailloux et des dizaines de petites puces qui surgissent du sable et sautent sur les serviettes, le temps de s'installer ! Ensuite, elles disparaissent à nouveau dans le sable. Quand elles réapparaissent, c'est l'heure de rentrer à la maison. C'est bien fait tout ça.
La guinguette où j'ai mangé ma première crêpe, caramel beurre salé, le jour de mon arrivée.
La plage.
Saint Antoine, Saint Christophe, Saint Joseph ? Niché dans la façade d'une maison au détour d'une ruette.
Ruelles désertes et mystérieuses.
Qui traversent le village en labyrinthe.
Peuplées de roses trémières.
Les deux porches d'entrée et sortie de l'enclos de l'église sont les seuls de ce genre qui subsistent en Haute Bretagne.
Juché entre les deux portes d'entrée, bien à l'abri sous son porche gothique, Saint Suliac accueille les fidèles.
Le choeur.
Quelques tombes très anciennes ont été conservées autour de l'église.
La porte romane est la partie la plus ancienne de l'édifice.
Le clocher de l'église, envahi par la végétation, devrait bientôt commencer à être nettoyé et rénové.
Le deuxième porche.
La ruette Guitton que j'emprunterai tous les jours de ma chambre d'hôte au village, environ 300 mètres.
Et cette allée entre deux propriétés, raccourci sans éclairage, particulièrement inquiétant à minuit, après 3 heures passées en compagnie de conteurs bretons aux multiples histoires de "ch'tins" diaboliques et autres revenants...
Au Galichon : crêperie à l'accueil aussi sympathique que ses galettes et entrecôtes grillées au feu de bois dans la grande cheminée.
Coup d'oeil indiscret dans une jolie cour privée.
Passage à nouveau par Notre Dame de Grainfollet, toujours là à veiller sur les marins de la Rance.
Le petit Jésus a perdu la tête, sans doute en réparation.
Ciel couvert mais température douce.
Saint Suliac, vu de Notre Dame de Grainfollet.
Saint Suliac vu des champs tout proches.
Marée haute.
Les deux petits voiliers blanc et rouges sont des enfants qui apprennent la voile avec un moniteur.
Le bout de la grève.
Bois flotté.
Le Chateaubriand promène les touristes de Dinard à Dinan.
Allers et retours toute la journée.
La ruette Guitton qui descend de Champ d'Orain au village.
Tentative de faire à l'envers le GRP inondé du premier jour.
Mais, heu...
...non...
...encore trop d'eau et en plus, elle n'a pas fini de monter. On verra demain.
A la place, je trouve le sentier que je n'avais pas fait non plus le premier jour. Sans balisage, comme la plupart du temps, je n'étais pas sûre que c'était le bon sentier. Mais en plus, une vache était en travers. Et, les vaches, je les préfère avec une clôture entre nous...
L'ancien lavoir qui servait encore au début du siècle dernier, entretenu bénévolement par les villageois.
Sentier ombragé.
Verdure.
Cris de mouettes et de goélands.
Atmosphère de bout du monde à deux pas du village.
Si, si, il y a une clôture.
Hé ! Hé ! Ce qui me permet de faire la brave.
Quand je vous disais que Saint Suliac n'est jamais loin.
On y retourne car, là aussi, au sommet, il y a un sentier que je n'avais pas osé prendre, pensant que ce n'était pas le bon car pas entretenu. Renseignements pris auprès de Jeannette qui m'héberge parmi sa grande famille, c'est le bon sentier.
Me revoilà en haut, près de l'ancien moulin qui sera peut-être restauré quand la région donnera des sous. Pour l'instant, les sous iraient en priorité à la reconstruction du Parlement de Bretagne de Rennes qui a brûlé il y a quelques années.
Le sentier pas entretenu et pas balisé non plus.
Un peu périlleux en short et bras nus mais bon, on s'en sort.
Et un peu plus loin, ça s'arrange.
Vaches avec clôture.
Le pont Saint Hubert qui double le pont Chateaubriand bombardé partiellement en 1944 et reconstruit à l'identique.
La camp vikking. On le voit de partout de ce côté du mont Garrot.
Ponts Saint Hubert et Chateaubriand.
Monsieur Lézard lézarde.
A-pics sympathiques.
Les beaux nuages de Bretagne en mouvement perpétuel.
Les ajoncs couvrent le sommet du mont côté mer.
Sentier de montagne. On s'y croirait, en miniature.
Une balise ! Yes ! Et une vingtaine de marches à descendre.
Fougères.
Végétation luxuriante.
Châtaignier.
Châtaignes.
Et une balise. Bien usagée mais bien là quand même.
Retour à la grève de Saint Suliac.
Goéland charmeur.
C'est bon les palets bretons ?
Non, non, tu n'en auras plus. Et moi alors !
Là, il va falloir escalader les pierres ou enlever les chaussures...
Un p'tit bout d' route.
Des p'tites fleurs.
Un petit tour à la plage. Fait chaud. Ca rafraîchit.
Campement du moment.
Personne sur la plage. Toute pour moi.
Ciel breton.
C'est pas beau ça !
Et ça ?
La cale à marée basse.
L'épicerie-boucherie-charcuterie-bazar du village, très accueillante.
La religion et les marins, intimement liés à Saint Suliac.
A nouveau au passage inondé du premier jour. C'est comment ce matin ?
Ca devrait le faire. L'eau est loin. Elle remonte mais il y a le temps.
Alons-y !
Un peu gadouilleux.
Voire très spongieux.
Voire très très spongieux.
Salut les plantes. Ca vous plait, vous, ce sol ? On dirait. Faut dire que vous n'avez pas trop le choix. Moi, si... Mais bon, quand faut y aller, faut y aller.
Et gadouilleux.
Et spongieux.
Il y a bien les rochers mais couverts d'algues, on ne sait pas trop ce qu'il y a en dessous et ils glissent et s'éboulent. Génial.
Mais bon, quelle vue de l'autre côté de ce bras de la Rance. Saint Jouan les Guérets, l'ancien moulin à marée de Quinard, champs et futaies.
Mais que ça patouille donc ! Quand ce ne sont pas des flaques d'eau laissées par la mer, et incontournables.
Heureusement, aucun danger, ici, pas de sables mouvants. Ouf !
A chaque pointe, j'espère arriver sur la digue indiquée par le topoguide, un endroit que j'imagine naïvement bétonné et bien au sec. Et non, ce n'est pas encore la digue.
La voilà la digue, de grosses pierres glissantes qui s'éboulent et surplombent la Rance qui ne semble jamais quitter ce passage. Ben, faut y aller quand même ! Quand je suis presqu'au bout de mon ascension périlleuse, un pêcheur, parisien sans doute, me demande où va ce chemin. Je lui répondrais bien qu'il ne bouge pas de là, comme dans la chanson de mon enfance, mais j'ai plus hâte d'arriver au sec que de faire de l'humour. Et lui, il est en cuissardes et ciré. Qu'il se débrouille avec les poissons !
Enfin ! A peu près au sec.
J'espère qu'aucune surprise ne m'attend derrière cette pointe.
C'est tout bon.
Un moment pour flâner et photographier.
Quand j'étais venue le premier jour, l'eau était en haut de ces rochers.
Et le bateau sur l'eau du premier jour. Je vous avais dit de vous en souvenir.
A nouveau la pointe du Puits où les Fées bretonnes aiment apparaître de temps à autres.
A-pic sympa.
Petit bateau sur l'eau.
Fleurs à défaut de balises.
Grève déserte de touristes.
Le sentier ?
Ou les rochers ?
Au choix.
Ce sera le sentier.
Mini cairn.
Oeuvre d'art intitulée : "Rando en bord de mer".
60 marches parait-il.
C'est sous ces arbres qu'il faut ramper à marée haute. Pas évident avec un sac à dos.
Mûres pas mûres.
Bonjour Notre Dame de Grainfollet.
L'intérieur du socle.
Pieds de l'oratoire.
On se demande comment ça tient.
Les deux uniques arbres qui m'offrent...
...leur ombre.
Ca va sécher au soleil.
Vous avez déjà essayé de vous prendre en photo tout entier, ou à peu près, sans utiliser le retardateur ? Moi, oui.
Les Terre-Neuvas de Saint Suliac, pour une fois tous revenus d'une campagne de pêche à la morue à Terre-Neuve, ont édifié cet oratoire pour remercier la Vierge qui les a protégés des dangers de la mer.
Saint-Suliac vu de l'oratoire.
Ciel breton. Honte aux mauvaises langues qui disent qu'il pleut tout le temps en Bretagne.
Compagnon quotidien.
Sur mon trajet.
L'école de voile de Saint Suliac.
Transparence de l'eau.
Ombre humaine ou sirène ?
Sur la grève, mon campement parmi les puces de sable.
Bouquet naturel installé sur la grève aussi.
Belle grimpette vers la Vierge de Grainfollet.
Dans un premier temps, posé sur ma serviette, il s'est envolé quand j'ai pris l'appareil photo...
...pour venir se poser là, me laissant le temps de le photographier. Comme les goélands, les papillons sont cabotins à Saint Suliac.
Ombre du soir à l'oratoire.
Grand ciel bleu.
Et soudain d'épais nuages.
Des chaussures...
...et un sac à dos : c'est la Bande à Rando.
Les 60 marches.
Sous bois.
Le pont Saint Hubert et les mouettes.
La variante du topoguide de la FFRP.
Belle balade.
Sous-bois.
Petites routes désertes.
Champs.
Animaux.
Cabotins aussi.
Et même des balises.
Ponneaux.
Et la Rance toujours au bout du chemin.
Elle est pas belle la vie...
...des fleurs de liseron sous la rosée du matin.
Tiens, je suis déjà passée par là.
On arrive vraiment à voir tout ça.
Et ça aussi.
En suivant la ligne d'horizon, on voit sur la droite le Mont Dol et sur la gauche la forme pyramidale du Mont Saint Michel, à environ 30km à vol d'oiseau.
Le seul véhicule motorisé sur la route de La-Ville-Es-Nonais, à 3 km, d'où venaient deux promeneurs à pied. Je leur ai indiqué le panorama à ne pas manquer, le chemin qui descend à Saint Suliac pour éviter la route et la crêperie "Au Galichon".
Et je suis allée faire un tour dans leur village en trois enjambées.
Bien m'en a pris car je serais passée à côté de ce vieux puits...
...et de son surprenant contenant. Pas si surprenant lorsqu'on sait que ce côté de la Rance a été longtemps gros producteur de lait et de vaches laitières.
Christ dans une propriété privée.
J'aurais aussi loupé cet élevage de chevaux de trait bretons.
Et ce mignon dada solitaire qui a bien voulu poser pour la photo.
Retour à Saint Suliac en trois enjambées.
Dans le village, il faut penser à détacher les yeux de ses pieds pour apercevoir de nombreuses niches peuplées de statues religieuses sur les façades des maisons.
La pelouse bien verte a remplace l'ancien cimetière et c'est dans cet endroit que les conteurs Fred et Roger prennent plaisir à effrayer leur public avec de gentilles histoires de revenants.
Près du porche d'entrée de l'église, une tombe. Vivants et disparus ne sont jamais bien loin.
Saint Suliac a donné son nom au village en y fondant un monastère au VIème siècle. Souhaitant devenir religieux, il a fui la Grande-Bretagne pour échapper à la colère de son père qui s'y opposait et s'est arrêté dans cette presqu'ïle verdoyante.
Du jamais vu pour moi dans ce vitrail : les visages sont les vrais visages des personnages représentés qui ont réellement existé. Ce sont les marins d'un bateau embarqués de février à novembre pour pécher la morue à Terre-Neuve.
L'association des amis de Saint-Suliac qui a mis à jour ce visage incrusté dans le mur extérieur de l'église pense qu'il s'agit de Saint Suliac.
Mon jambon breton avec couenne. Miam.
La cale...
...et la promenade...
...que je vois de mon banc arrêt pique-nique.
Une autre grève déserte accessible à marée basse ou par un sentier escarpé. Peu de gens l'empruntent.
Des vestiges préhistoriques ont été trouvés dans cette falaise...
...dont le sommet accueille Notre Dame de Grainfollet.
Séchage.
Doris ou chippe ? Les deux mon capitaine. La doris était utilisée pour la pêche à la morue à Terre-Neuve. On en embarquait plusieurs sur le terre-neuvier, empilées les unes dans les autres grâce à leur fond plat. La chippe est plus ventrue avec le fond arrondi.
Chez Guillemette qui fait des visites guidées du village.
En son absence, je photographie son joyeux et reposant jardinet.
Et minou qui attend sa maîtresse.
Déco bouées d'amarrage.
Et un kouign amann, un !
Sur mon rocher préféré.
Petite caresse à minou en passant.
La "mairie annexe" disent les suliaçais. En fait, l'agence postale communale qui fait office de tourisme, mairie, poste, distributeur de billets etc.
Ruelles en pente.
Saint Suliac.
Autre jour, autre heure, autre lumière, autre atmosphère.
Je me refais le tour de la presqu'île.
Au détour d'un chemin, un guitariste et une soprane répètent peut-être leur prochain concert. Une pause s'impose pour les écouter jusqu'à la nuit des temps tellement c'est beau.
A marée basse, c'est carrément plus facile. Pas besoin de ramper sous les branches. Que d'espace !
Avant la digue de pierre ou la grève envasée, je découvre un chemin de pêcheur tranquille, non accessible non plus mon premier jour à marée haute. Ah ! Ces marées dans la Rance.
Vous avez déjà essayé de vous prendre en photo entrain de marcher ? Moi, oui.
Les marées dans la Rance ne sont pas prévisibles à l'année. Elles diffèrent de celles de Saint Malo à cause du barrage qui modifie les entrées et sorties de la mer en fonction des besoins en énergie. Les horaires paraissent chaque jour dans le journal quotidien.
Moulin du Tertre, ancien moulin à vent.
Retour à la D117 qui mène à Saint Jouan les Guérets.
Pas la meilleure ruette mais le chemin le plus court de ma chambre d'hôte à la mer.
Mon campement sur la plage...
...déserte pour l'instant.
La cale avec son va et vient de petits bateaux qui vont sur l'eau ou sur la terre ferme.
La plage se peuple au rythme des nuages qui cèdent la place au ciel bleu.
Toujours le va-et-vient des bateaux.
De son dôme préhistorique, Notre Dame de Grainfollet veille sur la Rance.
Je monte à Grainfollet par la grève à marée basse. A marée haute, on peut toujours plus ou moins passer sur les différents niveaux de pierre.
C'est bon. Je le connais par coeur le sentier du littoral à force de l'arpenter en long, en large et en travers.
On a mis des fleurs à la Vierge de Grainfollet.
Intrusion photographique dans une cour privée largement ouverte sur la rue.
Le Boucanier, le restaurant du village.
Dans l'église, sculpture en bois représentant l'enfant Jésus et la Vierge qui portent secours aux marins en détresse.
Ma cantine "Au Galichon". Pas mal hein ? Ma table près de la cheminée.
Où par là, en terrasse.
Près des toilettes peu fréquentées à l'heure où j'y suis.
Entre le puits...
...et la vue sur le clocher de l'église qui sonne l'angélus deux fois par jour.
Et que le cidre coule à flots !
Découverte le dernier jour de cette gargouille...
..de ces têtes sculptées dans la pierre en bout de gouttière...
...réutilisées parfois comme marche.
Derniers rayons de soleil couchant sur le clocher vu du Jerzual.
Et enfin, l'incontournable coucher de soleil sur la Rance et l'oratoire de la Vierge de Grainfollet.
On a encore remis des fleurs à la Vierge sous l'oratoire. Sans doute en prévision de la procession de demain 15 août. Chaque année, une messe est célébrée le soir près de la plage et une procession aux cierges allumés se rend à Notre Dame de Grainfollet où, des bateaux décorés, on jette des fleurs à la mer en hommage aux marins disparus.
Demain, je serai partie mais ce soir, le plus beau des couchers de soleil s'offre à ma vue émerveillée.
Y aurait-il de la magie là-dessous, Notre Dame de Grainfollet, Vierge, comme mon signe du zodiaque ?
Aucune réponse audible.
D'un côté le coucher de soleil.
De l'autre, à peine la tombée du jour.
Babillage mouvementé de mouettes qui doivent se souhaiter "Bonne nuit" avant de laisser place au silence en une seconde.
A-pic, marée basse.
Pas un brin de vent.
Et, en contrebas, un guitariste risque quelques notes dans la douceur du soir.