Une face où les skieurs viennent très tard en saison.
Nous sommes partis le 22 Juin vers midi du train du Gornergrat. C'est l'été, et l'accès au Monte Rosahütte est complètement déneigé...
L'approche se fait en basquettes, y compris sur le glacier qui est très facile.
Approche tout à fait gérable en basquettes : le glacier est facile et les sentiers confortables.
C'est l'époque où l'enneigement est optimal. La météo est parfaite; tout s'annonce bien.
Le glacier est bien bouché, et nous pouvons traverser directement vers le pied de la voie.
6h du matin au pied de l'itinéraire.
La neige sera parfaite pour la descente, mais ça brasse pas mal à la montée, et il nous faudra plusieurs heures d'efforts.
Derrière nous le Mont Rose.
Dans le haut, une grande diagonale vers la gauche où nous forçons l'allure à cause des séracs qui nous dominent.
Les 200 derniers mètres sont en neige dure.
Au sommet, bien au chaud versant sud.
100m sous le sommet, une plaque de glace avec juste 10 cm de poudre au dessus.
Par sécurité, je sors le piolet pour traverser en dérapage sur 15 m.
La pente est tout le long à environ 50°. Une neige très homogène, facile à skier.
Nord-est des Courtes, Epéna, Caribou au Mt-Blanc, puis Liskamm : Eric a une progression de carrière fulgurante !
Les séracs nous obligent à skier vite et faire peu de photos !
Les pentes sont souvent larges et permettent de grands virages.
A la moitié, une petite étroiture verglacée. C'est le passage le plus délicat à skier de la descente.
La bonne neige nous permet des fantaisies, bien qu'il y ait encore 400m de paroi en dessous !
Tout en bas, il faut désescalader sur 5m le verrou de sortie.
Eric sous le verrou de sortie; heureux après sa troisième première !
Récupération des peaux de phoque.
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Le long et pénible retour vers Rotenboden, avec nos lourds sacs.
Quelles sont belles ces montagnes suisses !