Bourisp
Guchen
Une trouée entre les sapins permet d’apercevoir le fond de la vallée d’Aure et le village de Saint-Lary-Soulan
Lorsque l’on réside, comme moi, à Guchan, on a toujours le petit (2737 m) et le grand Arbizon (2831 m) en point de mire. Ces deux frères qui se suivent de peu dominent la vallée à l’ouest et nous protègent en partie des pluies venues de l’Atlantique.
Alors que la vallée est encore plongée dans les frimas de sa nuit bleutée, un timide soleil vient langoureusement caresser le clocher. N’y voyez là ni signe religieux ni obscénité mais avouez que c’est d’une confondante beauté … Il s’agit de l’église Sainte Luce de Camparan.
Moment magique où seules les blanches ramures des arbres sont éclairées par le soleil. La grange en contrebas semble encore assoupie dans le froid. Ne vous inquiétez, pas son tour viendra…
N'oublie pas de prendre ta rivière de diamants
Des frondaisons sombres des pins, le village de Vielle-Aure jaillit. Autour de l’église, les maisons sont blotties. En ce jour dominical, elles attendent impatiemment l’office.
La montée vers Soulan et Espiaube
Pics à glace
Blanche vallée d'Aure
Camparan
A peine sorti du bois de Pyarre, on atteint une clairière d’où jaillit la source de Cap de Prade. Le soleil franchit juste la crête et vient doucement réchauffer les arbres transis en rasant le pré. J’en profite pour me balader dans les rayons en contemplant émerveillé tous ces beaux produits blancs.
L'arrivée aux granges
Main street, la « rue » principale du hameau. Aujourd’hui, les granges n’ont plus guère de fonction mais fort heureusement, elles n’ont pas encore été transformées en résidences secondaires comme c’est le cas dans bien des coins (par exemple les granges du Moudang). Les vaches continuent à paître ici de mai à décembre, ce qui entretient le terrain.
Une des granges du Val à la toiture immaculée pose fièrement pour la photo. On distingue nettement la porte du fenil (endroit où l’on entreposait le foin) adossée au chemin. Pour l’instant, c’est la neige qui est engrangée.
Un ange s'est ici posé ...
Glaces C’est toujours un ravissement que ces jeux de glaces en hiver. Structures éphémères, elles se font et défont rongées par l’eau et la lumière. La fin trans-lucide est proche …
Le soleil commence à chauffer, faisant se détacher la neige au grand soulagement des branches chargées. Moments difficiles à saisir car surgissant ça et là mais jamais au bon endroit.
Même s’il n’y a pas de vent pour pulser la neige, on pourrait, comme nos cousins québécois, parler ici de poudrerie. Une blanche cascade est déclenchée par les fées dévoilant ainsi leur parure scintillante au faune des prairies que je suis.
Au fond de la trouée, au sortir du bois, on aperçoit une grange en pleine lumière. Au loin on entend les chasseurs et leurs chiens en quête de gibiers. Il ne faut pas trop tarder…
Snow cascade
Datant des 18ème et 19ème siècles, les granges du Val, au nombre de douze, n'étaient pas habitées par les bergers. Chaque soir, ces derniers regagnaient le proche village de Camparan. Outre la conservation du foin, à la belle saison, les granges permettaient d'abriter le bétail quand le temps se gâtait.